Appels à candidatures

Concurrences pour l’ accès aux ressources rurales : avenir des petites paysanneries et souveraineté alimentaire

8 mai 2010 : Date limite pour l’envoi des candidatures.

RENCONTRES DOCTORALES – Djerba – Sud-Est Tunisien

Organisateurs :

Habib Ayeb et Frédéric Landy Ecole doctorale : Milieux, Cultures et Sociétés du Passé et du Présent (Université de Paris Ouest-Nanterre-La Défense)

La crise alimentaire qui a touché de nombreux pays dans le monde a eu « l’avantage » d’attirer les regards sur les questions qui touchent directement ou indirectement les sociétés et les espaces ruraux. Cette crise a eu aussi le « mérite » de mettre le doigt sur le lien direct – c’est du moins notre hypothèse - entre concurrences locales sur les ressources et souveraineté alimentaire « nationale ». La marginalisation de l’agriculture paysanne au profit de l’agrobusiness peut constituer un risque sur la souveraineté alimentaire. En effet, cette crise alimentaire est intervenue alors même que les espaces irrigués dans le monde atteignaient des records en surface et surtout en progressions annuelles. On compte aujourd’hui environ 290 millions d’hectares irrigués dans le monde, et l’agriculture irriguée ponctionne entre 70 et 80 % des eaux douces disponibles. Pour la seule Egypte, les cinquante dernières années ont vu la création d’environ 2 millions d’hectares de périmètres irrigués grâce à la construction du barrage d’Assouan. Ceci a permis à l’Egypte de produire des céréales vivrières, mais aussi de compter parmi les grands exportateurs agricoles (primeurs de fruits, légumes et fleurs). En 2008 la crise alimentaire s’y est soldée par la mort d’une quinzaine de personnes selon les autorités, et beaucoup plus selon des sources indépendantes. Que s’est-il passé ? L’explication de ce paradoxe se cache derrière la politique de pays qui favorisent les exportations agricoles au détriment d’une souveraineté alimentaire qui permettrait de nourrir de façon autonome, notamment en céréales, la population. Sur le terrain, cette politique se traduit par l’exaspération de la concurrence pour les ressources entre les petites paysanneries, qui pratiquent d’abord une agriculture vivrière plus ou moins de subsistance, et les agro-investisseurs, préférant travailler prioritairement pour le marché international avec le soutien matériel du gouvernement à la recherche de devises étrangères. Au-delà de la crise alimentaire de 2008 et de la fragilisation de la souveraineté alimentaire des pays du Sud et des « communautés » locales, cette compétition acharnée provoque une dégradation accélérée des ressources disponibles, notamment de la terre et de l’eau, et un appauvrissement rapide de la biodiversité. Plus grave encore, la concurrence inégale sur les ressources favorise fortement des dynamiques continues d’appauvrissement et d’exclusion des millions de familles de petits paysans dont les sources de revenu se voient brutalement réduites et dépourvues de toutes formes de sécurisation sur le moyen terme.

Nous proposons par ces rencontres doctorales une étude de terrain et des échanges, en Tunisie méridionale, sous l’angle de cette problématique. En quoi le cas tunisien peut-il être comparé avec l’Egypte ? D’autres exemples internationaux confirment-ils notre hypothèse ? Comment se manifeste localement la concurrence sur les ressources, dans la société paysanne et au delà ? Au delà de ces questionnements, les ateliers débattront de questions plus méthodologiques, et en particulier :
- dans quelle mesure une enquête au niveau local peut-elle apporter des informations ou valider une hypothèse portant sur le niveau international ?
- dans quelle mesure la recherche en sciences sociales peut-elle et doit-elle intervenir dans le débat politique ? Dans le cadre de l’Ecole doctorale Milieux, Cultures et Sociétés du Passé et du Présent de l’Université de Paris Ouest-Nanterre, Habib Ayeb (chercheur HDR) et Frédéric Landy (professeur de géographie) organisent des « rencontres doctorales » ouvertes aux doctorants inscrits en thèse à Nanterre ou dans toute autre institution universitaire du Nord et du Sud, et travaillant sur des problématiques et des questions liées à la concurrence sur les ressources et ses conséquences, à la fois sur l’avenir des petites paysanneries et sur la souveraineté alimentaire aux différentes échelles d’analyse.

1) Etudiants concernés :

Rencontres ouvertes aux doctorants en sciences sociales dont la recherche est directement liée à la thématique définie dans l’appel à participation (ci-dessus) et porte, de préférence, sur des terrains situés dans des pays du Sud :
- accès et compétitions sur les ressources,
- milieu rural ou périurbain,
- petites et moyennes paysanneries et investisseurs agricoles ;
- marchés alimentaires et accès à l’alimentation ;
- agriculture, environnement et biodiversité ;
- rôles de l’Etat et politiques agricoles et alimentaires ;
- problématique de l’eau (disponibilité, gestion, politique, accès.... ). Doctorants en début comme en toute fin de thèse sont les bienvenus.

2) Universités concernées :

Universités françaises et européennes, tunisiennes et maghrébines, égyptiennes … Les candidatures provenant d’autres pays seront étudiées.

3) Calendrier :

- 20 Mars 2010 : Lancement de l’appel à participation
- 8 mai 2010 : Date limite pour l’envoi des candidatures. Le dossier inclura le projet de thèse, la situation actuelle du doctorant (financement ou pas, degré d’avancement dans la recherche prévue), les informations administratives (directeur de recherche, Université et école doctorale, nombre d’années d’inscription), plus un CV détaillé.
- 1er juin 2010 : Résultat de la sélection des candidatures.
- 15 juin 2010 : Confirmation des participations par les candidats retenus.
- 13 – 19 ou 20 – 26 Septembre 2010 : Rencontres doctorales.

4) Prise en charge et frais de participation :

Les participants seront partiellement pris en charge. Une participation personnelle ne dépassant pas 150 € par personne sera demandée aux participants. Le montant exact sera fixé ultérieurement en fonction du budget réuni.

5) Organismes partenaires :

- l’ Université de Paris Ouest-Nanterre (Ecole doctorale Milieux, Cultures et Sociétés du Passé et du Présent, et laboratoire GECKO) ;
- l’Institut de Recherches sur le Maghreb Contemporain (IRMC) ;
- Social Research Center (SRC) – American University in Cairo (AUC)
- l’Institut Universitaire de France

6) Organismes Potentiellement Partenaires : (A contacter)

- L’INRAT (Institut National de Recherches Agronomique de Tunis)
- L’Institut de l’Eau à Gabes
- L’IRA (Institut des Régions Arides de Medenine)

7) Contact :

Pour toute information ainsi que pour les envois de candidatures, écrire à Valérie Le Toux :  Email



UN POSTE DE CHERCHEUR POST-DOC (réf. 005741 sur le site Ministère des Affaires Etrangères et Européennes)

à pourvoir au 1er septembre 2010 Date limite pour le dépôt de candidature : 20 novembre 2009

Définition synthétique

• Le Conseil scientifique du Pôle Maghreb du Ministère des Affaires Étrangères aura à examiner dans sa session de janvier 2010 les candidatures au poste de chercheur déclaré vacant au 01.09.2010 à l’Institut de recherche sur le Maghreb contemporain établi à Tunis(Tunisie). La durée du contrat proposé est de deux ans ; il est renouvelable une fois pour un an.
• La sélection des candidatures se fera sur examen des projets de recherche et entretien avec le Conseil scientifique du Pôle Maghreb
• Champs de recherche prioritaires : Les dynamiques contemporaines de contacts et de circulations Maghreb/Europe et Maghreb/Afrique subsaharienne. Cultures et sociétés. Identités collectives et diversité culturelle. Les concepts et les méthodes de la socio anthropologie dans le champ des migrations. Les nouvelles modalités d’émergence, en Europe et au Maghreb, de l’anthropologie sociale et culturelle maghrébine et africaine.
• Disciplines prioritairement concernées : anthropologie, sociologie, géographie sociale.

Activités principales

• Le/la chercheur(e) aura pour tâche l’élaboration et la coordination d’un programme collectif de recherche de terrain et/ou d’archives.
Comme ce programme devra intégrer dans sa problématique la dimension régionale maghrébine
-il/elle aura à conduire les travaux à l’échelle du Maghreb.
-Il/elle aura à apporter sa contribution personnelle à ce programme et donc à mener lui/elle-même des enquêtes de terrain et/ou d’archives.
• Pour mener à bien ces objectifs, le/la candidat(e) devra présenter un certain nombre d’aptitudes, parmi lesquelles :
-une aptitude à s’intégrer à une équipe de recherche pluridisciplinaire et à participer aux activités scientifiques de l’Institut ;
-une aptitude à constituer et à animer des réseaux régionaux (internationaux) de chercheurs ;
-une aptitude à concevoir et mettre en œuvre des projets de coopération universitaire et scientifique avec les partenaires institutionnels ;
-une aptitude à se soumettre au devoir de réserve lié à la situation propre d’un centre de recherche de l’étranger.

Savoir faire
• Capacité de structurer et de conduire un programme de recherches sur le long terme et de lier des partenariats avec des collègues étrangers
• Capacité de rechercher des financements extérieurs
•Capacité de réfléchir à des problématiques à travers des disciplines différentes

Connaissances
• Excellentes capacités rédactionnelles en français et dans la mesure du possible en anglais
• Très bonne formation intellectuelle en sciences humaines et sociales
• Bonne connaissance des réseaux de chercheurs dans le monde académique maghrébin et international dans sa discipline

Qualités personnelles
• Bonnes capacités d’adaptation à l’étranger
• Sens relationnel
• Esprit d’équipe

Conditions pour la candidature
• Avoir la nationalité française ou la nationalité d’un état membre de l’UE.
• Être titulaire d’un doctorat de SHS dans une des disciplines mentionnées et avoir soutenu sa thèse après le 1er septembre 2004
• Appartenir à des réseaux de recherche nationaux, voire internationaux.
• Bonne connaissance de la recherche en sciences sociales au Maghreb.
• Excellente maîtrise de la langue française et de préférence une bonne initiation à la langue arabe.
• Le logement est à la charge du candidat ou de la candidate.
• Pour la scolarisation des enfants dans le primaire ou le secondaire, Tunis et La Marsa disposent de plusieurs établissements publics français.

Acquis professionnels souhaitables pour exercer l’emploi
• Expérience confirmée dans le domaine d’expertise concerné
• Expérience à l’international souhaitable

Prendre contact par courriel avec le Ministère des Affaires étrangères et européennesÉ/DGM/ Sous-Direction des échanges scientifiques et de la recherche : brigitte.myard@diplomatie.gouv.fr
ou avec l’IRMC :
direction@irmcmaghreb.org
https://pastel.diplomatie.gouv.fr/transparence/internet/listeemploiculturel.asp


Appel à candidature pour l’année universitaire 2009-2010

Destiné à deux chercheur(e)s du CNRS (par la procédure d’affectation), ou à des universitaires (par la procédure de délégation CNRS) en SHS.

L’IRMC est un des 27 Instituts français de recherche à l’étranger (IFRE). Créé en 1992 par la Direction générale de la Coopération internationale et du Développement (Sous-Direction de l’Archéologie et des Sciences Sociales) du Ministère des Affaires Etrangères et Européenne, suite aux accords entre le MAE et le CNRS en vigueur depuis 2000, il a été constitué en FRE depuis 2002 en attendant le prochain statut d’Unité Mixte des Instituts Français de Recherche à l’Etranger (UMIFRE).
En tant que laboratoire associé au CNRS (USR 3077), l’IRMC accueille des chercheurs du CNRS ou des universitaires par la procédure de délégation CNRS pour une durée déterminée (contrat de deux ans, renouvelable pour une année). Le but de cette association est triple : pour l’IRMC, bénéficier de la compétence d’un chercheur confirmé ; pour le laboratoire CNRS d’origine, développer une coopération avec un institut français établi depuis 15 ans au Maghreb même et situé au cœur des réseaux de recherche maghrébins et étrangers sur le Maghreb ; pour le chercheur, bénéficier des moyens d’un séjour de longue durée sur le terrain maghrébin sur la base d’un cahier des charges clairement défini : conduire dans le cadre de l’institut sur un objet déterminé un programme collectif, comparatif et à l’échelle du Maghreb.
Le chercheur concerné pourrait ne pas forcément être un « spécialiste » du Maghreb, à la condition toutefois qu’il inscrive son objet de recherche sur la dimension des échanges et des contacts inter sociétaux entre le Maghreb, l’Europe et les pays de la Méditerranée

Les axes structurants de la recherche retenus par l’institut sur lesquels deux chercheur(e)s du CNRS (CR ou DR) pourraient postuler sont les suivants :
1. Les circulations migratoires internationales et les dynamiques de contacts ;
2. Les espaces productifs émergents au Maghreb : nouveaux acteurs, nouveaux territoires, nouveaux enjeux sociaux et économiques ;
3. Recherches urbaines sur le Maghreb ;
4. L’espace euro-maghrébin et méditerranéen : politique, juridique, économique, universitaire ;
5. D’autres axes de recherche demeurent envisageables avec l’IRMC en vue de s’inscrire dans ses prochains programmes. Ils pourront porter, entre autres, sur :
- Le développement et les orientations du codéveloppement (insertion des populations, dynamiques sectorielles, développement local…) ; les approches de l’économie sociale et solidaire…
- Les nouvelles dynamiques entrepreneuriales (dont les formes de l’entrepreneuriat féminin), artisanat et petite entreprise, micro crédit et création d’activités etc. ;
- Histoire et évolutions du tourisme (écotourisme de proximité, d’environnement et de patrimoine local…)
- Fondements et évolutions de la famille au Maghreb et dans les relations euromaghrébines : approches juridiques, historiques, anthropologiques et (psycho) sociologiques (les recompositions familiales, la mixité, les jeunes et la famille, les adolescents…).
- Socio-anthropologie de la santé et des soins sanitaires (approches historiques, pratiques professionnelles et apport des sciences sociales…).

Ces recherches pourront judicieusement être orientées, dans un contexte de mondialisation, sur la question des dynamiques de contacts historiques et contemporains, et de circulations Maghreb/Europe/Méditerranée.
Les périodes concernées sont l’époque contemporaine (XIXe-XXIe siècles). Les recherches s’inscrivent dans les disciplines suivantes : Histoire, Géographie, Anthropologie, Sociologie, Sciences politiques, Sciences économiques, Sciences juridiques, voire philosophie ou littérature dans leur rencontre directe avec les sciences sociales.

Les chercheurs du CNRS candidats à cette affectation doivent envoyer un projet de recherche entrant dans les objectifs et les conditions ci-dessus énoncés et un CV comportant une liste des publications à l’adresse du directeur de l’IRMC en vue d’une demande ultérieure – après échange favorable sur le dossier déposé - à présenter devant le Département des SHS.

Envoi des dossiers à l’adresse suivante :

Tunis. Ambassade de France
Monsieur le Directeur de l’Institut de Recherche sur le Maghreb Contemporain
Ministère des Affaires Etrangères et Européennes
Sous-direction du Courrier, de la Valise diplomatique et des Transports
13, rue Louveau
92438 CHATILLON CEDEX

(Pour plus de renseignements sur l’IRMC, consulter son site internet : http://www.irmcmaghreg.org

Pierre-Noël Denieuil, directeur de l’IRMC
20, rue Mohamed Ali Tahar
Mutuelleville 1002 TUNIS- TUNISIE
Tél. (216) 71 796 722
Fax (216) 71 797 376
Mail : direction@irmcmaghreb.org