Responsables : Kmar Bendana et Jean-Luc Arnaud
Le séminaire de recherche 2004-2205, animé par un architecte et historien des villes (Jean-Luc Arnaud) et une historienne de la culture tunisienne contemporaine (Kmar Bendana), a tenté d’explorer quelques pistes autour de la question des modes de représentation en relation avec certaines techniques d’expression. Les deux animateurs ont choisi de mettre de côté les textes et documents écrits pour s’attacher au domaine de l’image, plutôt peu fréquenté par les chercheurs. L’attention a donc été portée au cours de ce cycle sur la cartographie (contemporaine mais aussi historique) et l’image à travers la peinture et le cinéma. Trois axes ont structuré cette réflexion :
2. Imaginaire / réalité / langage
3. Médium / représentation / technique
Il a beaucoup été question de la place de la ville et de l’urbain à travers les exemples de Marseille, Téhéran, Sicile à l’époque moderne, Istanbul. Ont été abordées également les questions de la correspondance entre l’imaginaire des villes avec les représentations qu’on en produit ainsi que celle de l’illustration et des effets de connaissance propres ou induits par une carte.
Les considérations sur les effets de réception à partir desquels on peut approfondir la réflexion sur la conception des images et leur pouvoir spécifique ont été surtout traitées au cours des séances sur la peinture et le cinéma. En partant de la peinture tunisienne, on a été amené à s’interroger sur la légitimité et la possibilité d’une identité dans l’expression artistique. De même que la situation du cinéma tunisien a conduit à réfléchir aux mutations culturelles concomitantes (l’ordinateur et ses dérivés) qui modifient les conditions de réception d’un film (disparition de la salle de cinéma).
Ce cycle s’est déroulé six rencontres selon le calendrier suivant :
14 janvier 2005 : Bernard Hourcade, géographe spécialiste de Téhéran, directeur de recherche au CNRS, Laboratoire Monde iranien, Ivry-sur-Seine : L’atlas de Téhéran métropole : montrer les nouvelles identités d’une capitale.
11 février 2005 : Rachida Triki, professeur de philosophie à l’université de Tunis et spécialiste des questions d’esthétique : Le pouvoir de l’image et les enjeux de la réception.
18 mars 2005 : Paolo Militello, historien de la Sicile de l’époque moderne, université de Catane : Pratiques et représentations de l’espace dans la cartographie moderne des villes siciliennes.
22 avril 2005 : Tahar Chikhaoui, enseignant de littérature et civilisation françaises à la l’université de La Manouba et critique de cinéma : Penser le cinéma tunisien ou le désir contrarié.
6 juin 2005 : Jean-Luc Arnaud, architecte et historien des villes, chargé de recherche au CNRS, IRMC : Représenter Istanbul, entre mythes et réalité.








