La création expérimentale en 2004 d’un Atelier doctoral confié à l’animation d’un(e) doctorant(e) boursier(e) en quatrième et dernière année de séjour à l’IRMC était destinée à enrichir le CV de celui(celle)-ci dans le but de lui donner une expérience de responsabilité d’une manifestation pédagogique et d’accroître ainsi ses chances lors des concours de recrutement comme maître de conférence auxquels il(elle) pourrait être amené(e) à se présenter à l’issue de la soutenance de sa thèse et après sa qualification par l’une des sections du CNU.
Les Allocataires de recherche des laboratoires « métropolitains » bénéficient souvent d’une charge de moniteur durant leur temps d’allocation (cette charge est automatique pour les allocataires issus d’une ENS) et obtiennent parfois une charge d’ATER à l’issue de leur thèse. Cette expérience favorise d’une certaine manière ces nouveaux docteurs lors des recrutements par les commissions de spécialistes des différents Départements d’université parce que celles-ci – qui recrutent de futurs enseignants et non des chercheurs - prennent en considération en priorité les candidats ayant eu une expérience pédagogique.
Un Atelier doctoral ne correspond certes pas pleinement à une formation pédagogique, mais cela permet à un doctorant en fin de thèse d’organiser un séminaire en fonction des problématiques de recherche sur lesquelles il a accumulé un savoir et, sans gros investissement supplémentaire, de proposer un espace réflexif autour d’un thème et de faire valoir ultérieurement cette expérience.
Pour la conduite de l’Atelier doctoral, il a été prévu : 1) que le(a) doctorant(e) soit épaulé(e) par des universitaires tunisiens ou des chercheurs de l’IRMC confirmés variant à chaque séance afin d’éviter que ne se constitue un pouvoir mandarinal orientant à sens unique l’ensemble des séances de travail de groupe ; et 2) que le cycle des séances de groupe (trois ou quatre au plus) se termine par deux journées de rendu du travail collectif devant les encadrants successifs réunis et aussi devant des personnalités extérieures mobilisées pour la circonstance. Le format du groupe est au maximum de 12 étudiants. La pluri-disciplinarité la plus large est souhaitée.
La mobilisation de ces personnalités extérieures (en 2004 Sabina Loriga, MC à l’EHESS, et Giovanni Levi, professeur à l’Université de Venise Ca’Foscari et l’un des pères fondateurs de la micro-storia) a pour but, outre de permettre au doctorant en charge de l’atelier doctoral de confronter son travail de thèse et d’organisation de l’atelier à des personnalités extérieures, de l’insérer personnellement davantage dans des réseaux français et internationaux de recherche utiles pour sa propre carrière.
L’inauguration de l’Atelier doctoral a été confiée en 2004 à Haoua Ameur-Zaïmèche, doctorante en histoire de l’Université de Paris 1, sur le thème « Histoire de familles et biographie ». L’expérience ayant parfaitement réussi, elle a été réitérée en 2005 et confiée à Delphine Cavallo, doctorante en science politique de l’Institut d’études politiques d’Aix-en-Provence, sur le thème « Individu(s) et action collective ». En 2006 la coordination de l’atelier a été confiée à Ali Rebhi, doctorant en géographie à l’Université de Tours, sur le thème « Gouvernance et territorialité. L’échelle urbaine ».
Conditions de participation
Quel est le public visé ? Les doctorants invités à participer à cet atelier sont des étudiants inscrits en sciences humaines et sociales dans les universités tunisiennes ou françaises prioritairement niveau thèse, éventuellement en deuxième année de master.
Le choix des étudiants retenus sera fait par l’IRMC en fonction des rapports du sujet de thèse avec le thème de la session 2006 de l’Atelier doctoral : « Gouvernance et territorialité : l’échelle urbaine ».
Le format du groupe est au maximum de 12 étudiants.
La pluri-disciplinarité la plus large est souhaitée.








