Moyens de connaissance et outils d’intervention. Les villes du Maghreb entre réformes et (...)

Responsable : Jean-Luc Arnaud

Dans le cadre des recherches urbaines de l’IRMC, aura été organisée en deux temps (juin 2005 et juin 2006) une table ronde intitulée « Moyens de connaissance et outils d’intervention. Les villes du Maghreb entre réformes et colonisation ».

Le propos de cette table ronde était de s’interroger sur les outils et les moyens de connaissance dont se sont dotés les administrateurs des villes du Maghreb en particulier et dans l’Empire ottoman de manière plus générale, durant les périodes de changements importants des modes d’exercice de l’édilité au XIXe et au début du XXe siècle. Ces changements pouvaient être d’origine endogène (réforme de Ahmed bey en Tunisie ou tanzimat en Tripolitaine et en Cyrénaïque) ou bien d’origine exogène, dans le cadre de la mise en place de la colonisation française de l’Algérie ou encore de celle des protectorats français et italiens en Tunisie et en Libye. Il s’agissait donc de confronter des méthodes qui, même si elles se sont développées dans des contextes très différents, n’en poursuivaient pas moins des objectifs comparables : affermir le pouvoir de l’autorité publique.

Participants

Maha Abdelhamid, doctorante, univ. de La Manouba
Jelal Abdelkafi, architecte et urbaniste
Leila Ammar, architecte, école nationale d’architecture de Tunis
Meropi Anastasiadou-Dumont, historienne, chargée de recherche au CNRS, UMR études turques et ottomanes, MSH, Paris
Jean-Luc Arnaud, historien, chargé de recherche au CNRS, IRMC de Tunis
Nada Auzary, historienne, ingénieur de recherche au CNRS, IRMC de Tunis
Houda Bair, doctorante en histoire, université de La Manouba, Tunis
Badia Belabed-Sahraoui, architecte-historienne, maître de conférences, université Mentouri, Constantine
Saddek Benkada, historien, chercheur associé au CRASC, Oran
Leila Blili, historienne, univ. de La Manouba
Zeynep Celik, architecte-historienne, New Jersey Institute of Architecture, New York
Mathieu Coulon, géographe, volontaire international à l’IRMC, Tunis
Federico Cresti, architecte-historien, université de Catane
François Dumasy, doctorant en histoire, école française de Rome
Christophe Giudice, doctorant en histoire, université de Paris I
Isabelle Grangaud, historienne, chargée de recherche au CNRS, IREMAM, Aix-en-Provence
Zohra Hakimi, architecte-historienne, PACTE, Paris
Habib Kazdaghli, historien, univ. de La Manouba Chokri Mediouni, doctorant en histoire, université de La Manouba, Tunis
Abdelhamid Larguèche, historien, univ. de La Manouba Ahmed Saadaoui, professeur d’histoire moderne, université de La Manouba, Tunis
Béchir Yazidi, professeur d’histoire contemporaine, université de la Manouba, Tunis

Table ronde des 17 et 18 juin 2005, IRMC, Tunis

1. Compter, décrire, classer
Discutant : Moncef Fakhfakh

Federico Cresti. La première cartographie urbaine moderne dans l’Algérie coloniale : relevés et projets du Génie Militaire (1830-1850)
Mathieu Coulon. La cartographie en Algérie et Tunisie comme outils de colonisation ?
Ahmed Saadaoui. Décrire Tunis au début du règne d’Ahmed bey

2. Transformer les espaces urbains
Discutant : Abdelhamid Larguèche

Saddek Benkada. Pouvoir civil et urbanisme municipal à Oran de 1870 à 1890
Zeynep Celik. Tripoli de Libye : une extension planifiée ?
Christophe Giudice. Le plan, le quartier, la rue à Tunis, des objets de colonisation
Zohra Hakimi. Pouvoir colonial, gestion locale et urbanisme à Alger
Badia Belabed-Sahraoui. Les plans d’alignement et de nivellement : entre intérêt public et intérêts privés, Constantine au XIXe siècle

3. Nouveaux modes de régulation, nouvelles instances
Discutant : Leila Blili

François Dumasy. Contrôle social et ordre colonial à Tripoli (Libye) pendant la colonisation italienne (1911-1943)
Isabelle Grangaud. Nommer l’espace / disqualifier les institutions. Une œuvre de l’administration du Domaine à Alger au début des années 1830
Béchir Yazidi. Coloniser les villes de Tunisie : fin du XIXe - années 1930
Meropi Anastasiadou-Dumont. Déléguer pour gouverner : l’état civil au sein des communautés non musulmanes dans l’Empire ottoman. Les Grecs orthodoxes d’Istanbul (1840-1923)

Table ronde des 9 et 10 juin 2006, IRMC, Tunis

Introduction
Jean-Luc Arnaud, historien, CNRS
Des intérêts du Prince à la mise en place d’un service public

Légiférer et produire la ville. Séance 1, vendredi 9, matinée
Discutant : Jelal Abdelkafi, architecte et urbaniste

Leila Ammar, architecte, Ecole nationale d’architecture et d’urbanisme
Un outil de production de l’espace urbain : le règlement de voirie de 1889 à Tunis
Nada Auzary, historienne, CNRS, Paris
Législation foncière et maîtrise de l’espace, la loi foncière de 1885 en Tunisie
Saddek Benkada, historien, CRASC, Oran
Un exemple de micro-urbanisme à l’époque ottomane en Algérie, Oran en 1792.

Bien régner. Séance 2, vendredi 9, après-midi
Discutant : Ahmed Saadaoui

Habib Kazdaghli, historien, univ. de La Manouba
Qui décide de la politique de la ville en Tunisie durant la période coloniale ?
Maha Abdelhamid, doctorante, univ. de La Manouba
Menzel – Djara, diviser pour mieux régner à Gabès durant la période coloniale
Bachir Yazidi, historien, univ. de La Manouba
Etablir l’autorité française à travers l’organisation de l’agriculture en Tunisie

Compter, classer. Séance 3, samedi 10, matinée
Discutant :

Leila Blili, historienne, univ. de La Manouba
Le recensement du personnel du palais au milieu du XIXe siècle, catégories et enjeux.
Chokri Médiouni, doctorant en histoire, univ. de La Manouba
Percevoir la taxe locative à Tunis au tournant des XIXe et XXe siècle.
Houda Baïr, doctorante en histoire, univ. de La Manouba
Un enjeu de connaissance, cartographier les villes de Tunisie au milieu du XIXe siècle
Abdelhamid Larguèche, historien, univ. de La Manouba
Recensements et inventaires à Tunis au XIX siècle, l’irruption des chiffres