Myriam BACHA (dir.), 2011, Architectures au Maghreb (XIX e-XX e siècles). Réinvention du patrimoine, Tours, IRMC-Université François Rabelais, coll. Perspectives, villes et territoires, 306 p., ISBN : 978-2-86906-260-3.


HISTOIRE/HISTORIOGRAPHIE/PATRIMOINE - ETUDES URBAINES

PRIX : 30 € / 20 Dt


Durant l’époque coloniale, en Algérie, en Libye, au Maroc et en Tunisie, se côtoient différents types d’architectures dites « orientalistes », « arabisantes », « néo-mauresques », « méditerranéennes ». De la même façon, des créations postcoloniales intègrent les éléments du répertoire de l’architecture traditionnelle et du patrimoine vernaculaire maghrébin. Ce livre explore ces créations inventées à partir de modèles patrimoniaux et traditionnels locaux. Il offre une meilleure compréhension de la physionomie des villes maghrébines actuelles.
Les auteurs, des chercheurs issus des différentes disciplines des sciences humaines et sociales, reviennent sur le sens que donnent à ces architectures les différents acteurs des sociétés du Maghreb aux XIXe et XXe siècles. Ces architectures sont représentatives des politiques idéologiques, identitaires, économiques, sociales et touristiques de leur époque.
Cet ouvrage offre ainsi un large panorama des différentes inventions architecturales nées de l’observation du patrimoine et des traditions constructives du Maghreb, aux XIXe et XXe siècles.


 SOMMAIRE
 
 
Myriam BACHA, Introduction, Des influences traditionnelles et patrimoniales sur les architectures du Maghreb contemporain.
 
I. Fabrications politiques et identitaires

Françoise HAMON, Simulacres.
Dominique JARRASSÉ, Références orientalistes dans les villes d’eaux d’Algérie et de Tunisie .Transfert du modèle thermal et usage de motifs patrimoniaux.
François DUMASY, Définir le patrimoine architectural. Le cas de Tripoli en Libye pendant la colonisation italienne.
Federico CRESTI, Orientalisme, folklore, romanité, méditerranéité, modernité : débat sur la construction de la ville coloniale en Libye au cours des années 1930.
Wafae BELARBI, Projets de « villes nouvelles » au Maroc. Entre innovation et reproduction du modèle médinal.
 
II. Inventions et créations dans Les espaces protégés

Myriam BACHA, La production architecturale dans la médina de Tunis de 1920 à 1956réglementée par le décret du 3 mars 1920 : l’invention d’une architecture médinale ordinaire.
Charlotte JELIDI, Patrimonialisation de la médina de Fès et création architecturale sous le protectorat français (1912-1956) : à la quête d’une « couleur locale ».
Muriel GIRARD, Le projet de sauvegarde de la médina de Fès entre « orientalisation » et prise en compte des pratiques socio-spatiales . Le cas des espaces artisanaux.
Anne-Claire KURZAC-SOUALI, Les arts décoratifs architecturaux : traditions, réinvention et création d’un patrimoine marocain.
Soumaya GHARSALLAH-HIZEM, Le projet de rénovation et d’extension du palais-musée nationaldu Bardo à Tunis : entre conservation, modernisation et création.

III. Croisements de paradigmes architecturaux et trajectoires de professionnels

Christophe GIUDICE, De l’usage et du brassage des modèles architecturaux dansle Maghreb colonial : itinéraires d’architectes et d’entrepreneurs italiens.
Nadir DJERMOUNE, Leïla OUBOUZAR, De l’orientalisme éclectique à l’abstraction moderne .Une lecture typologique des architectures algéroises des XIXe et XXe siècles.
Boussad AÏCHE, Figures de l’architecture algéroise des années 1930 : Paul Guion et Marcel Lathuillière.
Leïla AMMAR, Discours, pratiques et références de l’architecture savante à Tunis : l’immeuble contemporain en question.
Jean-Baptiste MINNAERT, Le Mouvement moderne, le patrimoine et la figure des idéaux changeants.