Myriam BACHA, 2013, Patrimoine et monuments en Tunisie : 1881-1920, coll. Art & Société, Rennes, IRMC-Presses Universitaires de Rennes, 377 p., ISBN : 978-2-7535-2219-0.


HISTOIRE/HISTORIOGRAPHIE/PATRIMOINE

PRIX : 24 € / 20 Dt


Le patrimoine de la Tunisie, d’une incroyable richesse, est tout autant constitué de monuments puniques, romains, byzantins, qu’islamiques dont certains sont aujourd’hui protégés au titre des monuments historiques, voire inscrits sur la liste du patrimoine de l’UNESCO. Ces monuments ont d’abord suscité la curiosité des explorateurs et des voyageurs du XIXe siècle puis l’intérêt des savants européens et des autorités coloniales françaises. L’histoire de leur patrimonialisation prend ses sources bien avant l’établissement du protectorat mais c’est au début de celui-ci que sont fondées les institutions modernes, à l’origine de l’actuel Institut national du Patrimoine en Tunisie. En 1885, est ainsi créé le Service des antiquités et des arts sous l’égide du ministère français de l’Instruction publique et de l’Académie des inscriptions et belles-lettres, pour étudier, sauvegarder, restaurer et mettre en valeur le patrimoine du pays. Pour ce faire, cette administration s’appuie sur une législation patrimoniale novatrice et encadre la création du musée Alaoui, aujourd’hui plus connu sous le nom de musée du Bardo.

Cet ouvrage s’attache à retracer l’histoire de ces institutions patrimoniales en montrant comment se sont engagées la patrimonialisation, l’étude, la sauvegarde et la mise en valeur des différentes catégories de monuments entre 1881 et 1920. L’auteur montre comment un large éventail d’acteurs, constitué de fonctionnaires, de scientifiques, de sociétés savantes, d’associations, d’écrivains et de voyageurs, a pu participer à élever des sites tels que ceux de Carthage, de Dougga ainsi que les médinas tunisiennes au rang de patrimoine.


 SOMMAIRE