Devenir chercheur à l'IRMC

Chercheurs, doctorants et stagiaires peuvent rejoindre l'équipe de recherche de l'IRMC, pour des durées variables et dans des statuts différents (MAEE, CNRS, Universités françaises ou étrangères)dans les conditions et selon les procédures suivantes :

 

Accueil en délégation CNRS
L’accueil en délégation des enseignants-chercheurs relève du dispositif général d’accueil pour activité de recherche au CNRS. La délégation est une position spécifique aux maîtres de conférences et aux professeurs des universités. L’enseignant-chercheur délégué au CNRS continue d’être rémunéré par son administration d’origine ; il cesse tout service d’enseignement pendant le temps de sa délégation (6 mois à temps plein, 1 an à temps plein ou 1 an à mi-temps) pour se consacrer à une activité de recherche dans une unité du CNRS.
L'IRMC encourage toute candidature de ce type s'inscrivant dans ses différents pôles de recherche pour des activités de recherche contemporaine en sciences humaines et sociales portant sur l'aire régionale maghrébine. La date limite de dépôt des dossiers est fixée par la direction de chaque établissement d’enseignement supérieur.
Mobilités de chercheurs CNRS
Les chercheurs et ingénieurs CNRS peuvent demander une mobilité dans un laboratoire à l'étranger. L’IRMC est susceptible d'accueillir tout chercheur ou ingénieur s’intégrant dans ses différents pôles de recherche pour des activités de recherche contemporaine en sciences humaines et sociales portant sur l'aire régionale maghrébine.
Aide à la mobilité internationale (AMI)
L'IRMC propose des aides à la mobilité internationale (AMI), attribuées par le Ministère des affaires étrangères et européennes, à des étudiants doctorants inscrits en thèse dans une université française, d'une durée de 12 mois, renouvelables une fois. Leur recherche doctorale doit nécessiter un besoin de mobilité au Maghreb et une résidence en Tunisie (au moins XX mois sur 12). Les bénéficiaires sont prioritairement choisis pour mener à bien leur travail de thèse, mais le fait que leur sujet de recherche s’inscrive dans l’un des programmes de recherche actuellement conduits à l’IRMC sera considéré comme un atout supplémentaire. Ils sont d'ailleurs susceptibles, en fonction de leur thème de travail, d'être sollicités pour participer aux activités de recherche de l'Institut (organisation de leur propre colloque et/ou journée d'études, publications, etc.).
Le montant de l’aide est actuellement d’environ 1 200 € par mois. Les allocataires bénéficient d’un billet d’avion A/R et de la prise en charge de 50 kg de fret non accompagné pour leur déménagement. Il leur revient de trouver eux-mêmes à se loger sur leur lieu d’affectation. Il est rappelé que l’AMI n’étant pas considérée comme un salaire, elle n’ouvre droit ni aux prestations sociales, ni aux allocations chômage et ne peut être prise en compte dans le calcul des droits à la retraite. Les bénéficiaires doivent donc souscrire eux-mêmes les assurances nécessaires pour une résidence à l'étranger concernantà la couverture des dépenses de santé, accidents du travail, rapatriement, Les sommes engagées à cette fin sont cependant remboursées annuellement par l’Ifpo, dans la limite de 1 200 €.
Les Bourses de recherche de courte ou moyenne durée de l'IRMC sont des bourses de 1 à 3 mois permettant à des doctorants engagés dans les champs thématiques et géographiques couverts par l’IRMC d'obtenir une aide pour leurs activités de terrain en Tunisie en présentant une demande auprès de la direction de l'IRMC. Les doctorants peuvent adresser des demandes spécifiques de bourses de courte durée, en joignant à leur demande un CV, un projet de recherche, une lettre de motivation précisant leur programme de travail durant le séjour, le site et la date du voyage prévu, et une lettre de leur directeur de thèse.
Les Bourses de recherche IRMC-SCAC d'Alger sont des bourses de 1 à 3 mois permettant à des doctorants engagés dans des recherches contemporaines sur l'Algérie de bénéficier d'une aide pour leurs activités de recherche en France, en Tunisie ou en Algérie sans obligation de résidence en Tunisie.
Chercheurs associés
Sont éligibles à ce statut, les chercheurs qui remplissent les conditions de diplôme, sont titulaires d'un doctorat, post-doc, Maître de Conférence, professeur universitaire ; qui participent aux activités de l'IRMC (programmes, publications, etc.) ; qui travaillent sur un des pôles de recherche de l'Institut ou sont rattachés à un des programmes de recherche en cours.
Est exigé la production d'un CV, d'un projet de recherche et d'une demande d'association motivée. La demande d'association est soumise au Comité d'évaluation et est validée par une lettre de la direction de l'IRMC. L'association doit s'exprimer au cours de sa durée par une publication d'article et/ou l'organisation d'une manifestation et/ou la participation à une des manifestations de l'IRMC.
L'IRMC peut apporter un soutien occasionnel (matériel, logistique, financier,...) à des projets de recherche associés mais ne dispense aucune rémunération.
Doctorants associés
Sont éligibles à ce statut, les doctorants inscrits en thèse ; qui participent aux activités de l'IRMC (programmes, publications, etc.) ; qui ont un terrain au Maghreb ; qui travaillent sur un des pôles de recherche de l'Institut ou sont rattachés à un des programmes de recherche en cours.
Est exigé la production d'un CV, d'un projet de recherche et d'une demande d'association motivée. La demande d'association est soumise au Comité d'évaluation et est validée par une lettre de la direction de l'IRMC. L'association doit s'exprimer au cours de sa durée par une publication d'article et/ou l'organisation d'une manifestation et/ou la participation à une des manifestations de l'IRMC.
L'IRMC peut apporter un soutien occasionnel (matériel, logistique, financier,...) à des projets de recherche associés mais ne dispense aucune rémunération.
 
Toute demande devra être envoyée à : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser..
 

Plan d’accès

IRMC

Addresse

20, rue Mohamed Ali Tahar 1002 Tunis - Tunisie

Téléphone

Tél : (216) 71 796 722 - Fax : (216) 71 797 376

Email

direction@irmcmaghreb.org

Partenariats

L'inscription de l'IRMC dans des réseaux externes pluridisciplinaires et comparatifs, constamment renouvelés au fil des programmes, mais néanmoins capitalisés, constitue l’une de ses richesses. L’Institut développe simultanément quatre niveaux de partenariats, concrétisés dans le cadre de ses actions de recherche, et par le biais des membres extérieurs qui y sont rattachés :

- Le développement des liens avec les laboratoires des universités et des institutions de recherche dans le domaine maghrébin sur l’ensemble du territoire français ;
- Le positionnement institutionnel dans la coopération franco-tunisienne et les rencontres interinstitutionnelles avec les laboratoires de recherche des universités tunisiennes et les centres de recherche, tant dans les régions qu’à Tunis ;
- La coopération régionale et transversale avec les institutions de recherche du Maghreb, en Algérie, en Libye voire en Mauritanie, et au Maroc par le partenariat avec le Centre Jacques-Berque de Rabat.
- La mise en réseau avec les institutions des pays européens autres, travaillant sur le Maghreb, notamment l’Italie et l’Espagne.

Les actions scientifiques de l’Institut ont vocation collective. Des réunions de programmes, journées d’études et séminaires ou sessions doctorales ont été ainsi organisées jusqu’à aujourd’hui avec différentes institutions dont entre autres :

ALGERIE
• la Faculté des sciences sociales et humaines et de Bouzaréah, Alger
• le Centre National de Recherche en Anthropologie Sociale et Culturelle (CRASC) d’Oran 
• l'Université du 20 août 1955, Skikda

franceFRANCE
• Institut d'études de l'Islam et des sociétés du monde musulman (IISMM), Paris
• Ecole des hautes études en sciences sociales (EHESS), Paris
• Institut national des langues et civilisations orientales (INALCO), Paris
• Laboratoire équipe monde arabe et Méditerranée (EMAM) du CITERES, Tours
• Groupe de recherches et d'études sur la Méditerranée et le Moyen-Orient (GREMMO), Tours
• Maison méditerranéenne des sciences de l'Homme (MMSH), Aix-en-Provence
• Laboratoire méditerranéen de sociologie (LAMES), Aix-en-Provence
• Institut de recherches et d'études sur le monde arabe et musulman (IREMAM), Aix-en-Provence
• Université d'Aix-Marseille, Aix-en-Provence-Marseille
• Université Toulouse II-Le Mirail, Toulouse
• Université d'Evry-Val-d'Essonne, Evry

IfreIFRE / écoles françaises

• Centre Jacques Berque (CJB), Rabat
• Institut français du Proche-Orient (IFPO), Beyrouth
• Centre d'études et de documentation économiques, juridiques et sociales (CEDEJ), Le Caire
• Ecole française de Rome, Rome
• Casa de Velazquez, Madrid

italieITALIE
• Università degli Studi de Bari Aldo Moro, Bari 

LIBYE
• le Centre des Archives nationales et des Etudes historiques (ex Markaz el Jihad), Tripoli

palestineTERRITOIRES PALESTINIENS
• Université de Beir Zeit, Ramallah
 
 
L'IRMC au bien évidemment également noué de nombreux partenariats avec des institutions tunisiennes depuis 1992 :

tunisieTUNISIE
• Archives nationales de Tunis (ANT)
• Association tunisienne d’anthropologie sociale et culturelle (ATASC)
• Bibliothèque Nationale de Tunisie (BNT)
• Center for Arab Women Training and Research (CAWTAR)
• Centre d’Etudes et de Recherches Economiques et Sociales (CERES)
• Centre de Recherches, d’Etudes, de Documentation et d’Information sur la Femme (CREDIF)
• École Nationale d’Architecture et d’Urbanisme (ENAU)
• École Supérieure des Communications (SUP’COM)
• Faculté de droit et des sciences politiques de Sousse
• Faculté des Sciences Humaines et Sociales de Tunis
• Institut de Presse et des Sciences de l'information (IPSI)
• Institut National de la Recherche Agronomique de Tunisie (INRAT)
• Institut National du Travail et des Etudes Sociales (INTES) (Université de Carthage) 
• Institut Supérieur d’Histoire de la Tunisie Contemporaine (ISHTC)
• Institut Supérieur des Sciences Humaines de Tunis (ISSHT)
• Institut Supérieur du Sport et de l’Education Physique (ISSEP) de Ksar-Saïd
• Laboratoire DIRASET-Etudes Maghrébines (Université de Tunis)
• Observatoire National de la Jeunesse (ONJ)
• Office National de la Famille et de la Population (ONFP)
• Observatoire National du Sport (ONS), (ministère de la Jeunesse et des Sports)
• Université de Carthage
• Université de La Manouba
• Université de Sousse

Comité mixte franco-tunisien de suivi

La réunion de ce Comité se tient annuellement, alternativement à Paris et à Tunis depuis 1993.
 
MEMBRES ACTUELS DE LA DELEGATION TUNISIENNE
M. Mohamed Néjib Lazhari, Président de la délégation, Directeur des programmes et du partenariat scientifique, Direction générale de la recherche scientifique, Ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique
M. Zouhaier Trimech, Professeur de droit, Faculté des sciences juridiques, économiques et de gestion, Jendouba
M. Mourad Yakoubi, Professeur d’histoire, faculté des sciences humaines et sociales, Tunis
 
MEMBRES ACTUELS DE LA DELEGATION FRANÇAISE
M. Pascal Le Deunff, Président de la délégation, Sous-directeur de la recherche et des échanges scientifiques à la Direction de la coopération culturelle, universitaire et de la recherche, Ministère des affaires étrangères
M. Adelino BRAZ, Sous-directeur de la recherche et des échanges scientifiques, Direction générale de la Mondialisation, du développement et des partenariats, Ministère des affaires étrangères
M. Jean-Paul Ghoneim, Direction d’Afrique du Nord et du Moyen Orient, Ministère des affaires étrangères
Mme. Diane Brami (CNRS)
M. Benoist Pierre, Direction générale des Relations Internationales, Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche
M. Jean-Philippe Bras, Président du conseil scientifique du Pôle Maghreb
Mme Karima DIRECHE, Directrice de l’IRMC

Conseil scientifique

Liste des membres du Conseil scientifique - Pôle Maghreb (actualisée en juillet 2015)
 
PRESIDENT
M. Jean Philippe BRAS, Université de Rouen
 
MEMBRES
M. Luiz MARTINEZ, CERI Sciences Po Paris
M. Gabriel MARTINEZ GROS, Université Paris X-Nanterre
M. Pierre-Arnaud BARTHEL, Maître de conférences détaché à l'AFD
Mme Rahma BOURQIA, Université Hassan II de Mohammedia– Maroc
Mme Myriam CATUSSE, IFPO Beyrouth
M. Abdelmajid CHARFI, Université de Tunis
M. Jean-Yves MOISSERON, IRD
M. El Mouhoud MOUHOUD, Université Paris Dauphine
M. Mohammed TOZY, Université Aix Marseille
M. Pierre VERMEREN, Université Paris 1

DIRECTEURS DE CENTRES
Mme Karima DIRECHE, directrice de l’IRMC
Mme Sabrina MERVIN, directrice du CJB

MEMBRES INSTITUTIONNELS
Les représentants du ministère des Affaires étrangères et européennes, du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, du ministère de l’Éducation nationale, des services de coopération et d’action culturelle de Rabat et de Tunis, du CNRS et de l’IRD.

Historique

Du CDTM à l'IRMC

Pour comprendre l'histoire de l'IRMC il faut d'abord remonter à 1979 qui a vu la création du Centre de Documentation Tunisie-Maghreb (CDTM), par le Service culturel de l'Ambassade de France en Tunisie. Avec Anne-Marie Planel à sa tête, il a d'abord été chargé par la Direction des Archives du ministère des Affaires étrangères, de faire l'inventaire du fonds de la Résidence générale de l'Ambassade de France à Tunis, avant de s'institutionnaliser en 1984, avec la signature de la convention franco-tunisienne de coopération culturelle, et de remplir une mission de documentation spécialisée et d'appui aux échanges universitaires franco-tunisiens en sciences humaines et sociales. Le CDTM a donc été à Tunis le premier relais de cette recherche franco-tunisienne en sciences humaines et sociales avec l'organisation de colloques et de conférences, l'attribution de bourses scientifiques et la gestion d'importants moyens financiers et matériels (dons de livres aux institutions, organisation de séjours scientifiques en France pour les chercheurs tunisiens etc.). L'IRMC a donc hérité d'une bibliothèque consacrée au monde arabe et musulman, tout à la fois vitrine des éditions universitaires française et tunisienne contemporaines et conservatoire des fonds historiques français sur le Maghreb. Le remplacement du CDTM par l'IRMC en 1992, s'explique par l'ambition de devenir une cellule franco-maghrébine de production scientifique, dont l'originalité réside en sa dimension régionale. Pensé comme maghrébin dans ses localisations, ses structures et ses orientations de recherche qui privilégient les analyses comparatistes, l'IRMC se différencie fondamentalement du CDTM. La trajectoire de l'un à l'autre s'inscrit dans la logique d'un développement régional de la recherche.

Les débuts de l'IRMC

Inauguration de l'IRMC, 1992Fondé et inauguré officiellement en 1992, celui-ci est resté en gestation  près d'un an et demi avant son ouverture. Thierry de Baucé, alors secrétaire d'Etat à la Coopération internationale, de passage à Tunis en 1990, avait émis le souhait de la création d'un "Institut de recherche sur le Maghreb contemporain". C'est de ce souhait que vient le nom de l'IRMC. Institution dotée d'une autonomie financière, elle est également le seul exemple de concertation bipartite franco-tunisienne sur les activités d'un institut de recherche français à l'étranger.
Michel Camau, son premier directeur avait souhaité que l'IRMC soit une interface entre les communautés scientifiques au delà des chercheurs spécialisés sur le Maghreb et le monde arabe en érigeant la transdisciplinarité et le comparatisme comme principes. L'autre objectif annoncé consistait à faire de l'IRMC un lieu de formation de la jeune recherche française et européenne sur place et en interaction avec les jeunes chercheurs maghrébins et le réseau scientifique local et régional.
Pensé dans une dimension régionale et française mêlée, l'IRMC devait dans son projet original se composer d'antennes, à l'image de l'IFPO au Proche-Orient aujourd'hui. En Algérie l'idée était d'accorder une place à l'IRMC dans les locaux du nouveau centre culturel français qui était prévu à Alger. Il n'y a pas eu de suite du fait de l'évolution de la situation algérienne et de la politique française. Au Maroc, la représentation de l'IRMC a été en revanche bien réelle sous la responsabilité de Susan Ossman, mais après un temps, il a été décidé de transformer cette représentation en un centre distinct de celui de Tunis permettant au Centre Jacques Berque de devenir une institution de recherche à part entière.
Même si sa représentation régionale n'a finalement pas pu voir le jour, sa dimension maghrébine a toujours été bien réelle. L'IRMC est en effet demeuré, dans un contexte de fermeture des frontières où les institutions scientifiques régionales avaient été mises en sommeil, l'un des rares lieux où chercheurs algériens, marocains et tunisiens pouvaient se réunir,  conduire et réaliser des projets communs.
Considéré comme un espace de liberté pour un certain nombre d'universitaires et d'intellectuels sous la dictature de Ben Ali, l'Institut permettait à certains opposants politiques et aux chercheurs tunisiens de trouver des ouvrages indisponibles dans leurs institutions et de travailler dans des conditions peu accessibles ailleurs. Ses activités et ses programmes permettaient une liberté de débat et répondaient à des attentes sociales même si ces travaux étaient conduits en termes académiques et non de dénonciation politique. L'Institut apparaissait comme une "bulle" privilégiée où l'on pouvait s'exprimer et conduire des recherches. Hormis les réseaux internationaux d'interconnaissances qu'il a suscités, de nombreux jeunes chercheurs français et européens s'y sont formés, y ont fait des thèses et ont intégré ensuite le CNRS, l'université ou d'autres institutions de recherche. Depuis l'origine, des chercheurs détachés de l'université tunisienne ont pu y conduire des programmes, accéder à des réseaux de recherche auxquels ils n'avaient pas accès et donner plus de visibilité à leur production scientifique tout en publiant indifféremment sur les deux rives de la Méditerranée.
 
L'IRMC aujourd'hui
 
Puis survinrent les évènements qui conduisirent au départ de Ben Ali le 14 janvier 2011. Les thématiques de recherche de l'IRMC se sont trouvées transformées. Ses activités publiques se sont etoffées de problématiques soumises à la censure auparavant. Conférences et séminaires sur les régimes autoritaires, le changement institutionnel et la constitution furent organisés à l'IRMC dès le 4 février 2011, d'autres suivirent sur les avocats tunisiens, la citoyenneté et la société civile afin d'exprimer pleinement le débat d'idées à l'oeuvre.
La censure régulière pour l'acquisition de nouveaux ouvrages de la bibliothèque, qui étaient soumis à une demande préalable auprès du ministère de l'Intérieur ou qui pouvaient être retenus lors du passage en douane n'avait plus cours, l'autocensure parfois choisie dans ses propres éditions (noms ou analyses expurgés) et le travestissement dans l'affichage du nom de certaines activités jugées sensibles n'avaient plus de raison d'être.
La Tunisie qui a lancé la dynamique de ce que l'on appelle "le printemps arabe" se positionne comme un observatoire des révoltes et des révolutions et suscite un intérêt croissant, drainant vers l'IRMC de nombreux chercheurs, jeunes ou confirmés, de toute discipline, désireux de se confronter à une expérience sociale et politique historique. De la même manière, les rapports de l'IRMC avec ses tutelles et la mission diplomatique ont changé. L'institut doit répondre a de forte sollicitations liées à la lecture de l'actualité, à des demandes d'appui à la coopération de la part du ministère des Affaires Etrangères et du CNRS sur la production de savoirs d'excellence et de publications. L'Institut français attend également de l'IRMC des interventions dans le débat d'idées et une valorisation de ses activités au sein d'un espace d'action culturelle dont le souci de résultats et de visibilité ne semblait pas, jusqu'à ce jour, toujours compatible avec la temporalité du chercheur face à l'évènement.
Pour répondre à ces nombreuses sollicitations et aux nouveaux enjeux de savoirs liés aux reconfigurations géopolitiques régionales, L'IRMC a fait le choix de repenser son positionnement stratégique et sa visibilité :
 
- L'Institut a ainsi fait le choix de quitter sa posture généraliste juxtaposant les recherches individuelles pour dégager un périmètre de thématiques dans lequel il peut se prévaloir d'un faisceau de comptétences et d'expertises identifié par le monde académique et les institutions partenaires avec lesquelles il collabore.
 
- L'IRMC avait jusqu'à présent travaillé prioritairement avec les universitaires francophones, oubliant, de fait, le milieu académique arabophone. L'IRMC souhaite, dorénavant, donner une place plus grande à la langue arabe qui est désormais la langue d'enseignement et de formation des chercheurs et des étudiants maghrébins. Cette prise de conscience de la réalité linguistique maghrébine permet d'accéder à un savoir académique jusque là inexploité et la captation de publics de chercheurs et d'étudiants arabophones qui n'avaient pas accès aux travaux et aux activités de l'institut. Afin de compléter son dispositif actuel, l'IRMC contribue également à la formation des chercheurs arabophones en organisant des doctoriales et des ateliers d'écriture en langue arabe. En outre l'IRMC organise des sessions intensives d'apprentissage de la langue arabe à destination des étudiants travaillant sur l'aire maghrébine afin d'offrir, à moindre frais, une alternative à ce même type de session immersive que l'on trouve aujourd'hui exclusivement au Proche-Orient.
 
- L'IRMC, qui avait fait le choix d'une certaine confidentialité compte tenu du régime autoritaire existant au moment de sa création (situation dans un quartier résidentiel et non pas en centre ville, volonté de ne pas intervenir dans les médias, impression de ses ouvrages à l'étranger pour éviter la censure, etc.), est à présent  libéré d'un ensemble de contraintes limitant sa visibilité et l'empêchant de valoriser médiatiquement sa production scientifique. L'institut a donc pu commencer à mettre en place une politique de communication jusque là contrainte en la professionalisant (normalisation de ses supports de communication, mise en place de plans médias, création d'une "marque" IRMC, etc.) et en multipliant ses activités hors les murs.
Sa "vitrine" interactive, son site web, permettant de rendre compte de ses activités, de son animation et de ses publications a ainsi été entièrement renouvelée. Il permet aujourd'hui d'utiliser au mieux les possibilités des nouvelles technologies de l'information et de la communication en servant de plate-forme renvoyant aux différents outils et supports développant sa visibilité virtuelle (HALSHS, page Facebook, compte Twitter, page LinkedIn, Carnet de recherche sur hypothèses.org, annuaire des centres de documentation en SHS, veille scientifique interactive, édition électronique avec OpenBook Editions, etc.)
 

Présentation

L’IRMC contribue, en partenariat avec la communauté scientifique notamment maghrébine et européenne, au développement de la recherche sur le Maghreb (Tunisie, Algérie, Libye, Mauritanie). Sa vocation est de stimuler une recherche transversale catalysant les énergies et les solidarités scientifiques intramaghrébines et Maghreb/Europe. Elle consiste aussi à favoriser le renouvellement des sciences sociales, en contribuant à préparer la relève d’une nouvelle génération de chercheurs dans les centres de recherches et les universités de France et du Maghreb. A ce titre, l’IRMC est un lieu de formation et d’exercice du métier de chercheur, et d’entraînement à la pratique et à la culture scientifiques. Il constitue la première expérience concrète de confrontation avec les chercheurs seniors (CNRS) et de conduite d’une recherche collective pour les chercheurs post-doctorants, ainsi que la première immersion durable dans une unité de recherche pour les boursiers doctorants.

Ses champs disciplinaires recouvrent l’ensemble des sciences humaines et sociales : Anthropologie, démographie, droit, économie et gestion, études urbaines, géographie, histoire, sciences politiques, sciences sociales appliquées aux lettres et à la philosophie, sociologie.

Ses programmes de recherche participent aux débats des sciences humaines et sociales dans une perspective comparée, à l’échelle régionale Maghreb et internationale. Il organise des formations doctorales, des colloques, des séminaires internationaux et des conférences. Il accueille et encadre des chercheurs, des boursiers de courte et moyenne durées et des stagiaires maghrébins, européens et français, en coopération avec les institutions des pays concernés, dans le cadre de projets de recherches collectives ou individuelles.

Sa bibliothèque est ouverte à un large public d’universitaires et de doctorants. Elle permet la consultation sur place de livres et de revues spécialisées (30 000 ouvrages et 3200 titres de revues). Les fonds sont constamment actualisés, et leur Catalogue informatisé comprend aujourd’hui près de 65 000 notices, accessibles à partir des sites Intranet et Internet de l’Institut.

Afin de faire participer l'Institut aux débats des sciences humaines et sociales et de contribuer à une meilleure connaissance du Maghreb, l'IRMC édite une publication annuelle à comité scientifique et comité de lecture, Alfa. Maghreb et sciences sociales (2004-2007), désormais Maghreb et sciences sociales (2008-...). Par ailleurs, la valorisation de ses travaux de recherche représente aujourd’hui un catalogue de plus d’une soixantaine de publications, faisant l’objet d’une commercialisation et d’échanges institutionnels. Depuis octobre 2009, l’Institut publie trimestriellement la Lettre de l’IRMC dont l’objectif est d’informer sur ses recherches en cours, sur ses actions et manifestations scientifiques, et d’établir un trait d’union dans la communauté scientifique.

L'IRMC est actuellement dirigé par Oissila Saaidia.

L’unité de recherche

L’Institut de recherche sur le Maghreb contemporain (IRMC) est un centre de recherche en sciences humaines et sociales, à vocation régionale, dont le siège est à Tunis. Il est l’un des 27 instituts français de recherche à l’étranger (IFRE), répartis sur les cinq continents, avec une forte présence en Méditerranée et au Proche et Moyen-Orient en y incluant l’Asie mineure et centrale (Maroc, Tunisie, Égypte, Liban, Syrie, Jordanie, Turquie, Iran, Ouzbékistan, Yémen).

carteIFRE

L'IRMC est placé sous la tutelle du ministère des Affaires étrangères et européennes et, depuis 2000, du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, et du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) dont il constitue une Unité mixte (USR 3077). Il regroupe actuellement (hormis 9 chercheurs associés) 26 personnes dont 10 chercheurs (directeur inclus), 9 agents des secteurs bibliothèque, documentation, édition et informatique, 3 administratifs et 4 agents de service.

Un Comité d’orientation et un Conseil scientifique participent à la détermination des orientations de travail, à l’évaluation des activités et au recrutement. Un Comité mixte de suivi franco-tunisien des activités de l’IRMC se réunit chaque année.

          maee           mesr           ifre

Oissila SAAIDIA

Oissila Saaidia
Directrice de l’Institut de Recherche sur le Maghreb Contemporain. Professeur des Universités
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Alia GANA

Directrice de recherche CNRS UM7533 LADYSS en affectation à l’IRMC

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Monia LACHHEB

Maître-Assistante, Institut supérieur du sport et de l’éducation physique de Ksar-Said - Tunis.
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Sarah ADJEL

Doctorante à l’IMAF (Institut des Mondes Africains ex- CEMAF) de l’Université de Paris 1 Panthéon-Sorbonne. Boursière d’aide à la mobilité internationale (AMI) du MAEE auprès de l’IRMC (2014-2016)

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Aymen BELHAJ

Doctorant du PRODIG « Pole de recherche pour l’organisation et la diffusion de l’information géographique : UMR 8586 » Université Paris 1. Boursier d’aide à la mobilité internationale CNRS à l'IRMC

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Nessim ZNAIEN

Doctorant à l’IMAF (Institut des Mondes Africains ex-CEMAF) de l’Université de Paris 1 Panthéon-Sorbonne. Boursier d’aide à la mobilité internationale du MAEE à l'IRMC (2014-2016)

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